Publié le 26.12.19

Les villes les plus attractives selon les Français

Pourquoi rêver de vivre à Annecy ou à Nantes ? Qu’est ce qui fonde le capital séduction d’une ville à l’échelle nationale et internationale ? Une étude conduite par le CIST (Collège International des Sciences Territoriales) s’est rigoureusement penchée sur la question.

L’idée que l’on se fait d’une ville

Pour parvenir à des réponses au plus près des citoyens et de leurs aspirations, les chercheurs à l’origine de l’étude ont interrogé directement les habitants de communes urbaines ou rurales en France. Il s’agissait de comprendre, en choisissant un panel représentatif, sur quels critères se fonde la représentation d’une ville. Ces personnes devaient ainsi choisir 5 villes parmi les plus attractives, et 5 villes parmi les moins attractives. Ces modalités supposent donc de s’intéresser à la fois sur le niveau de connaissance des villes et à l’image que la population s’en fait. 

L’attractivité des territoires et les classements ont toujours été une thématique importante. Tous les ans, nombreux sont ainsi les médias qui publient leur palmarès, supplantés désormais par les pure players et autres sites Internet. En novembre 2019, Meilleurtaux.com et Jobijoba, respectivement axés sur l’immobilier et l’emploi, dévoilaient leur propre étude commune, plaçant en tête dans ces deux domaines Besançon, Saint-Etienne, Orléans et Grenoble. En décembre, RegionJob publiait la sienne, offrant, quant à elle, les quatre premières places à Rennes, Nantes, Lyon et Strasbourg. 

Photo de Strasbourg

Les raisons d’un désamour pour certaines villes

Dans l’étude plus poussée du CIST, les grandes métropoles attirent moins qu’avant, en raison – principalement – de la hausse des loyers et du prix des logements en général. Lesquels poussent les populations les moins favorisées et les classes moyennes à devoir vivre en dehors des centres. Ce qui entraîne par ailleurs une problématique de transport. À cela s’ajoutent aussi le manque d’espaces verts, la congestion et son corollaire, la pollution. Un sentiment réel ou supposé d’insécurité fait aussi partie des principaux facteurs de commentaires négatifs. Comme l’explique l’étude, ces éléments compensent mal l’offre d’emplois, les services, la vie culturelle et commerciale. Ils ne ne sont donc plus un critère suffisant pour faire pencher la balance. 

Photo de Marseille

Les Français leur préfèrent désormais les villes de la façade atlantique ou encore en Corse. Ainsi, Bordeaux, Nantes, La Rochelle et Biarritz arrivent en tête de l’étude, tout comme des villes du Sud telles que Montpellier et Perpignan. Ces réponses correspondent d’ailleurs aux tendances migratoires de ces dernières années. Annecy est, quant à elle, toujours citée de manière positive, étant vue comme une ville proche de la nature et dynamique. 

Faire renaître l’attractivité

De son côté, Lille est un bel exemple de ville qui oeuvre pour gagner en notoriété. La métropole a ainsi créé une agence d’attractivité et une marque de territoire appelée « Hello Lille » pour devenir une véritable destination touristique et économique. Elle a par ailleurs remporté le titre de Capitale Mondiale du Design en 2020 décerné par l’International Council of Societies of Industrial Design (Icsid), avec une cinquantaine d’événements prévus. 

En dehors de la France, les villes les plus citées positivement sont situées dans les pays riches, soit outre-Atlantique comme au Canada, ou bien non loin de la France comme Amsterdam. Madrid, Rome ou même Athènes, qui a pourtant connu une crise économique très grave, y sont aussi présentes.

L’attractivité d’une ville repose donc à la fois sur des perceptions personnelles, qui peuvent d’ailleurs se heurter à une réalité différente, et sur des aspects concrets. Ainsi, une ville qui connaît une croissance économique, mais qui ne permet pas de se loger correctement et qui ne répond pas à des besoins d’espaces verts, n’aura pas l’attrait d’une ville qui combine tous ces éléments.