Publié le 26.11.20

Chantier des Jeux de Paris : “Créer un dynamisme économique durable pour les territoires”

© SOLIDEO

Dans un contexte marqué par la crise, les Jeux de Paris représentent une opportunité de relance économique et sociale, notamment pour le territoire de Seine-Saint-Denis. Explications.

De quelle façon, dans cette période de crise économique, les Jeux de Paris 2024, et en particulier les chantiers des ouvrages Olympiques, participent-ils à la relance ?

Les Jeux Olympiques sont le plus grand événement sportif de la planète. Ils représentent plus de 40 championnats du monde organisés simultanément.

Dans un contexte de crise économique, les Jeux de Paris 2024 vont donc générer des opportunités d’activité et d’emploi qui contribueront à la relance : 5 milliards d’euros de marchés vont être publiés par Paris 2024 et la SOLIDEO dans de nombreux secteurs. De grands chantiers seront lancés d’ici 2024, au sein du Grand Paris, en Île-de-France, et particulièrement en Seine-Saint Denis. Pour les chantiers des ouvrages Olympiques sous la responsabilité de la SOLIDEO, les opportunités se concentrent sur les travaux de construction de 2021 à 2024 et sur les travaux de réversibilité en 2024 et 2025.

Sur le site du Village des athlètes, après 1 an d’études et de préparation des terrains, les travaux de construction vont démarrer dès le 1er trimestre 2021. Situé aux portes de Paris, sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen-sur-Seine et L’Ile-Saint-Denis, ce chantier va devenir le plus grand chantier mono-site de France avec environ 4.000 ouvriers sur le site.

De quelle façon la SOLIDEO s’engage-t-elle en faveur de l’insertion économique et sociale ?

Pour que les Jeux profitent à toutes et à tous, la SOLIDEO a adopté le 5 juillet 2018 une charte en faveur de l’Emploi et du Développement Territorial. Cette dernière décline en 3 volets les objectifs économiques et sociaux de la SOLIDEO : rendre accessible 25 % du montant des marchés aux TPE, PME et structures de l’économie sociale et solidaire, réserver 10 % des heures travaillées à l’insertion professionnelle, et encadrer des chantiers socialement exemplaires en luttant contre le travail illégal, les pratiques anti-concurrentielles, les discriminations, ou encore en garantissant la qualité des conditions de travail.

© SOLIDEO Sennse – Dronepress Chantier drone

Comment la SOLIDEO permet-elle aux petites / moyennes entreprises et structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) de profiter des opportunités liées aux chantiers Olympiques ?

Pour permettre à toutes les entreprises de nous rejoindre, nous « aménageons » le format de nos marchés, nous les divisons en lots afin de faciliter leur ouverture aux plus petites entreprises. Nous facilitons également l’accès à l’information en communiquant autour des opportunités de marché que nous offrons. Pour cela, nous nous appuyons en particulier sur deux plateformes numériques : Entreprises 2024 et ESS 2024, respectivement crées en lien avec le MEDEF, la CPME et l’U2P, et le Yunus Center et l’association « les Canaux ». Ces plateformes recensent l’ensemble des marchés liés aux Jeux.

Parallèlement à cette information en ligne, nous organisons régulièrement des meet-up pour permettre aux entreprises de se rapprocher des donneurs d’ordre. Plus de 500 rendez-vous sont en moyenne organisés à chacune de ces rencontres.

A ce jour, 305 PME, TPE et structures solidaires bénéficient déjà de contrats liés aux ouvrages Olympiques, pour un montant d’environ 50 millions d’euros. Nous sommes au début de la démarche, tous les marchés n’ont pas encore été publiés et attribués, mais ces chiffres représentent déjà près de 18 % du montant des marchés. Notre objectif des 25 % devrait donc être atteint d’ici 1 an et demi.

Quelle est la démarche de la SOLIDEO au regard de l’insertion professionnelle locale ?

En réservant 10 % des heures travaillées aux publics éloignés de l’emploi, nous nous inscrivons pleinement dans une démarche d’insertion sociale et professionnelle. Pour y parvenir, nous travaillons en partenariat avec un ensemble d’acteurs et notamment avec Pôle Emploi.

Les « métiers qui recrutent » dans le cadre du chantier des Jeux, et les métiers qui peinent à trouver de la main d’œuvre ont été identifiés. Une cartographie des emplois a été réalisée pour identifier les volumes nécessaires, par secteur d’activité, ainsi que les filières en tension.

Sur cette base, des parcours type de formation vers ces métiers seront conçus par Pôle emploi, et une visibilité particulière sera donnée aux offres d’emploi. En proposant des formations adaptées aux prévisions d’emploi, nous participe à l’insertion professionnelle, et nous nous assurons également de disposer de suffisamment de main d’œuvre pour répondre aux besoins des chantiers.

Les intérêts sont partagés, il s’agit bien d’une opération gagnant-gagnant !

Voit-on d’ores et déjà un impact positif pour le territoire ?

Les acteurs des Jeux ont la volonté de créer de la richesse pour la Seine-Saint-Denis. Le projet va contribuer au développement économique et urbain et à la transition écologique de ce département.

Les premiers résultats sont là. À la mi-2020, les objectifs chiffrés contractualisés avec les maitres d’ouvrage annoncent que plus de 2 millions d’heures d’insertion seront à terme réalisées, et plus de 400 millions d’euros de marchés seront rendus accessibles aux petites / moyennes entreprises et structures de l’économie sociale et solidaire.

Les Jeux de Paris 2024 sont l’occasion de démontrer que l’on peut concilier événement sportif mondial et inclusion économique et sociale.

Envies de ville : des solutions pour nos territoires

Envies de ville, plateforme de solutions pour nos territoires, propose aux collectivités et à tous les acteurs de la ville des réponses concrètes et inspirantes, à la fois durables, responsables et à l’écoute de l’ensemble des citoyens. Chaque semaine, Envies de ville donne la parole à des experts, rencontre des élus et décideurs du territoire autour des enjeux clés liés à l’aménagement et à l’avenir de la ville, afin d’offrir des solutions à tous ceux qui “font” l’espace urbain : décideurs politiques, urbanistes, étudiant, citoyens…