Publié le 04.07.19

Résidences avec espaces partagés : une nouvelle dynamique à l’échelle du quartier ?

Les services et les espaces partagés ont plus que jamais le vent en poupe : 84% des Français se disent aujourd’hui prêts à les utiliser. Une offre immobilière plus que jamais plébiscitée par des habitants en quête de sens et de relations humaines. Reportage à Romainville.

« Ici, on a une vraie vie de quartier, de village presque ».  Si Claire hésite sur le mot, c’est que ce dont elle parle n’est à proprement parler ni l’un ni l’autre. Depuis un peu plus d’un an, Claire habite Urbagreen, une résidence de 417 logements, du studio au 5 pièces duplex, qui dénote sur le marché immobilier francilien en offrant des services en plus.

Entre convivialité, sécurité et services

Urbagreen constitue ainsi la dernière-née du programme Villanova, « un ensemble de résidences avec espaces partagés, pensées pour répondre à l’évolution des modes de vie et aux aspirations des habitants d’aujourd’hui, » comme le rappelle Evelyne Flacher, Directrice générale de Nexity Grand Paris Nord. Lancé il y a déjà plus de 15 ans, le concept a lui-même évolué au fil du temps tout en conservant trois fondamentaux : la convivialité, la sécurité et des services proposés aux habitants.

Ainsi, la vie s’organise autour d’un espace qui, à l’image d’un hall d’hôtel, accueille un régisseur, chargé d’accompagner les habitants dans leur vie quotidienne, et une partie des services proposés par la résidence. La nature de ces services est quant à elle déterminée au cas par cas, en fonction de l’environnement, des attentes et préoccupations des futurs habitants. À Romainville, ils bénéficient pour leur part d’une salle de sport, d’un espace de coworking, d’une chambre d’hôtes, de véhicules en libre-service mais aussi de jardins partagés sur le toit de certains immeubles.

Là n’est pourtant que le point de départ et si certains services, à l’image de la chambre d’hôte, espace supplémentaire que les habitants peuvent réserver auprès du régisseur, conservent leur vocation initiale, d’autres évoluent à mesure que s’anime la vie de la résidence. Il en va ainsi d’abord de l’espace de coworking : pensé pour les actifs nomades, il devient à certaines heures de la journée le lieu de l’entraide aux devoirs pour les enfants de la résidence. Dans la même veine, les jardins sont quant à eux devenus partagés au sens plein du terme. Comme l’explique Valentin, un autre habitant, « À la différence de ce qui était prévu, on a décidé de tout partager, tout c’est-à-dire les parcelles et la récolte, laquelle alimente désormais les apéritifs organisés chaque week-end entre les résidents, ça nous a permis de tisser des liens et c’est devenu un peu un prétexte pour nous retrouver et faire la fête ». « Au début nous étions une vingtaine, et puis les gens nous ont rejoint au fur et à mesure, attirés par l’ambiance » ajoute Claire.

Partager le désir de vivre-ensemble

À son tour, cette envie de se retrouver a franchi les limites des jardins partagés pour progressivement se diffuser à l’ensemble de la résidence avec le hall comme baromètre : fête de la musique, fête des voisins ou matches de la coupe du monde, il est devenu au fil des événements une véritable place de village où les résidents aiment à partager leur désir de vivre-ensemble, comme le nomme Valentin.

Pour Evelyne Flacher, « Urbagreen a non seulement permis d’attirer à Romainville une nouvelle population, avec beaucoup de familles, grâce à une offre différenciante, elle a aussi permis d’impulser une dynamique à l’échelle du quartier ».

En cela, la recette d’Urbagreen constitue aussi un chemin vers la ville de demain. Pour Claire, « Les gens en ont assez du rythme métro-boulot-dodo, ils veulent aussi pouvoir partager des choses avec les gens là où ils vivent ».

Que ce soit à Romainville ou partout ailleurs, il importe donc de ne plus simplement penser en termes de logements mais d’inclure dans toute réflexion les services de proximité qui permettront aux quartiers de prendre vie et de trouver leur place dans la ville résiliente.