Publié le 13.02.20

Depuis 2017, chaque citadin bénéficie de 3m² d’espaces verts en plus

L’Observatoire des Villes Vertes a récemment établi son classement. Un palmarès qui montre les actions concrètes des grandes villes pour végétaliser leur centre et leur périphérie. Et le constat est positif : depuis 2017, chaque français a gagné 3m² d’espace vert dans sa ville.

Des critères concrets de végétalisation des villes… 

L’Observatoire des Villes Vertes, qui rassemble l’UNEP (entreprises du paysage) et l’association Hortis (réseau des responsables d’espaces verts), dévoile tous les trois ans son « Palmarès des villes vertes de France ». Celui-ci s’appuie sur les 50 plus grandes villes du territoire. Pour ce classement 2020 très attendu, Angers, Nantes, Metz, Amiens, et Lyon sont les 5 premières grandes villes à apparaître comme des exemples à suivre.

Les critères choisis sont basés sur les actions concrètes menées par les municipalités pour verdir leur ville, telles que :

  •   La surface végétalisée et le budget alloué par habitant. 
  •   La densité des espaces verts.
  •   Le nombre d’arbres par habitant.
  •   L’investissement des municipalités dans le développement de chantiers de végétalisation.
  •   L’abandon des pesticides pour l’entretien.

…. Et des résultats tangibles

En France, la surface moyenne d’espace vert par habitant atteint aujourd’hui les 51 m2. Depuis la dernière étude en 2017, chaque Français a ainsi gagné 3m2 par le biais de parcs arborés, de voies vertes et de végétalisation des rues. Il bénéficie aussi de deux arbres de plus que lors de la précédente étude, pour arriver à 11 pour 100 habitants. En somme, le budget de végétalisation a augmenté de 1 € 50 par personne et atteint désormais 76 € par an.

Angers se place ainsi en tête du classement général, notamment par la densité végétale qu’elle a institué dans la ville et en périphérie. D’autres actions montrent aussi leur efficacité, comme à Poitiers. Si la ville de 88 000 habitants ne figure pas dans les 5 premières places du Palmarès global, elle se place néanmoins en deuxième position des villes qui ont abandonné les pesticides. Nantes est quant à elle numéro 1 dans les investissements avec 41 millions dépensés par an. 

L’étude pointe aussi un bilan général positif : le développement et la préservation du patrimoine végétal font désormais partie des objectifs prioritaires des villes dans leur ensemble.

 

Photo : vue panoramique de Angers